L’ancien maire de Cazères, et ancien Vice-Président du Conseil Général, encore en proie à des difficultés judiciaires...

mercredi 24 septembre 2008
par  Jérôme HOTTA

S’il y a un mandat d’un maire et conseiller général en exercice qui restera gravé à jamais dans les mémoires des cazériens, c’est bien celui que Gaston Escudé, inéligible depuis quelques mois, aura exercé entre 1995 et 2001. En effet, déjà condamné à deux reprises, le voici une troisième fois à la barre toulousaine ce lundi 15 septembre, toujours pour une affaire de marché public...

Jamais deux sans trois pour Gaston Escudé

Tout d’abord, un petit rappel des faits... En 1997, alors Maire "généreux" de Cazères-sur-Garonne, Gaston Escudé offre, pour le franc symbolique, un terrain municipal de 15 000 mètres carrés, sur la foi d’une fausse délibération qui lui vaudra une condamnation à 6 mois de prison avec sursis pour "Faux en écriture publique", en 2003.

En 2000, il s’agit alors d’une "Atteinte à l’égalité d’un marché public" qui lui vaudra 10 000 €uros d’amende et 12 mois d’inéligibilité en 2006, un délit pour lequel est aussi condamné l’architecte par qui avaient transités les documents et devis de l’entreprise lésée, vers l’entreprise qui avait été retenue dans un second appel.

Or, voici que comparaissaient à nouveau à la barre toulousaine ce même Gaston Escudé, accompagné de ce même architecte, en compagnie de deux autres prévenus de ce même cabinet, pour une affaire qui a éclaté en 2004, et pour laquelle les Conseillers Généraux Pierre Izard, Guy Hellé, René Arnaud et Jacques Durrieu avaient aussi été mis en examen. Pierre Izard et Guy Hellé ayant bénéficié d’un non-lieu, René Arnaud et Jacques Durrieu étant tous deux décédés en 2004 et 2005, il ne reste donc que Gaston Escudé, 74 ans, seul, pour répondre d’un nouveau délit de favoritisme dans l’attribution d’un marché public, à savoir celui de la "jolie" caserne des pompiers de Cazères-sur-Garonne en 1997.

6 mois de prison avec sursis, 10 000 €uros d’amende et 5 ans de privation des droits civiques ont été requis à son encontre, ainsi que pour deux des architectes soupçonnés, le troisième ne risquant "que" trois mois avec sursis, et 5000 €uros d’amende. L’affaire est mise en délibéré au 2 octobre prochain, à 14 heures.

Pour Maître François Cantier, qui défend Gaston Escudé, et qui a plaidé la relaxe : "Les réquisitions sont sévères, surtout qu’il s’est passé 11 ans après les faits. Il n’y a pas de préjudice. On continue de les traiter à coups d’interdictions de droits civiques pour les mettre au banc de la société, avec 6 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende. On poursuit ceux qui n’ont pas voté pour avoir influencé ceux qui ont voté. C’est juridiquement illogique ! Le juge d’instruction est un peu aveugle. Ce n’est pas un complot, mais c’est bien de l’acharnement. Certains ont eu droit à 48 heures de garde à vue. Sauf M. Izard, qui a eu un sort plus clément que les autres. On a utilisé une enclume pour
écraser une mouche ! Au sens commun, je suis persuadé qu’il y a eu du favoritisme, mais pas au sens juridique. L’article du code ne dit pas qu’il ne faut pas voter pour son copain dans les appels d’offres, mais qu’il ne faut pas voter pour son copain si son dossier est moins bon. Ils ont obtenu le marché et c’était justifié"
.


Paru dans le Petit Journal du 19 septembre 2008 à la page 2.


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